DODES K' DEN

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photo Charles C.

 

Janvier 2003. Saint-Ouen, pas loin des puces. On a à peine posé les fesses sur le sol du local, entre un ampli de guitare et un pack de bière bien entamé, que Chuck M. pilonne ses fûts et que bambs fait couler sur l’intro les aigus de sa guitare. Fred suit et cravache le tout à la basse, Ghys se penche sur son micro et répète, robotique : "Dodes k’den… Dodes k’den… Dodes k’den".

Dodes k’den... Dodes k’den ? Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Se demande-t-on tout en tapant du pied et en headbangang sur ce qui va devenir le premier tube intergalactique du groupe. "En fait, Dodes K’den c’est le nom d’un film de Kurosawa. En japonais, c’est la retranscription du bruit d’un train". Bon d’accord…

 

Ce nom rentre très vite dans le crâne quand on s’aperçoit, au bout de quelques répétitions, que les influences (Beatles, Kinks, Supergrass, Buzzcocks, Cure etc.) sont bien digérées, que les mélodies sont accrocheuses, et que le groupe, pas craintif pour un sou, passe de l’anglais au français sans rien dénaturer de sa musique. Les paroles de Ghys, aiguisées à la dérision, entre Brigitte Fontaine et Polnareff, y sont pour beaucoup. Dodes k’Den est sur les bons rails. Aboutissement logique des premiers mois de travail : le groupe sort en mai 2003 son premier quatre titres autoproduit "Les Animaux e.p.". Bien accueilli par certaines radios (Néo, Aligre...) il reste hélas confidentiel.

 

Un bon groupe de rock passe souvent par des phases de remise en question avant que LA formule ne soit trouvée. Quand sort "Les choses e.p.", leur second quatre titres, les Dodes k’den ont de sérieux doutes sur le tranchant des morceaux. Même sentiment sur scène, après une bonne dizaine de concerts (Pop In, House of live, Gambetta...), l’envie s’étiole, la passion a disparu. En juillet 2004, le groupe explose (Splaff !). Ghys et bambs continuent cependant et recrutent Milo (claviers, programmations). Les beats sont synthétiques, les ambiances plus sombres, les pantalons en cuir. Tentation électronique...

 

A l’automne 2005, Dodes k’Den retrouve l’envie d’une formule rêche et concise. La glace synthétique est brisée à coup de batterie et de power chords brûlantes : Chuck M. revient sous le nom de Pollux, Ghys et bambs se partagent basses et guitares électriques. Le trio passe ses chansons au papier de verre, dans un esprit pop/punk mélodique sans fioritures. D'aucuns parleraient de "power-trio", de "power-pop" ou autre, peu importe l’étiquette, le résultat est plus immédiat et plus direct qu'il ne l'a jamais été. Le répertoire s’est enrichi. Les expérimentations, bonnes ou mauvaises, ont servi. Le ménage à trois est en place. Un premier album devrait naître au printemps 2006, suivi d’un blitz sur toutes les têtes de gondole de la planète. Mais où s’arrêteront-ils ?

  

 

Ghys, bambs, Pollux : mais qui sont ces hommes aux mains desquels toute groupie aimerait vibrer ?

 

Ghys : auteur compositeur, il est l’âme créative du groupe. En activité depuis plus de 10 ans dans le rock parisien, Ghys a joué dans diverses formations de punk et de pop anglaise (Mandilip, Pimples...). Il a acquis une solide culture musicale (Beatles, Byrds, Beach Boys, Kinks, Pixies, Buzzcocks, My Bloody Valentine etc.) et un don évident pour les compositions accrocheuses. Ghys fourmille d’idées que le reste du groupe accueille généralement en poussant des cris de joie : engager des chanteuses sans voix (mais bonnes), enregistrer l’album avec des choristes bourrés, faire un duo avec Didier Super etc.

 

bambs : le dandy désinvolte du groupe, qui collabore avec Ghys depuis mars 2001, d’abord dans les Pimples puis dans Dodes K’den. Sobre et efficace, bambs est un perfectionniste qui connaît bien la grammaire du guitariste rock’n roll (Pete Townshend, Mick Ronson, Graham Coxon...). Il pourrait jouer sans problème au soliste égocentrique mais préfère mettre sa guitare au service des mélodies et des arrangements du groupe. Ses origines marseillaises l’exposent parfois aux rudesses du climat parisien. Mais heureusement, malgré les grippes, rhumes et fatigues qui l’affligent parfois en répétition, bambs a toujours un mots gentil pour encourager ses coéquipiers ("C’est quoi cette grosse merde ? C’est nul !").

 

Pollux : connu d’abord sous le nom de Chuck M. (en hommage à Chuck Norris), la légende veut qu’il ait appris la batterie après avoir assisté à un concert de Iron Maiden au Thunderdome de Bourg de Péage, son village natal. Après une période trouble d’où ne ressortent que quelques méchantes rumeurs sur des études en école de commerce, il se lance dans l’aventure Dodes K’den dès septembre 2002 et participe à tous les enregistrements. Mais, épuisé par les tournées incessantes et les excès en tous genres, il quitte le groupe en juillet 2004 pour s’essayer à la pop psychédélique des Dorian Pimpernel. C’est au cours de cette expérience transcendantale que tous shakras ouverts, il se réincarne en Pollux et quitte tout pour retrouver la voie de l’Amour et du Dodes K’den.

 

 François Rall

(NB : ce texte a été honteusement "corrigé" par Ghys et bambs)

 

dernière mise à jour le 14 février 2008